La série

La série « Les tetes brulées » – The BlackSheep Squadron

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Boyington, suite à la publication de sa biographie « Baa Baa Black Sheep » en 1958, reçu dans les années 70 une proposition de Stephen J. Cannell pour la création d’une série télé sur ses aventures dans le pacifique sud, jugées plus intéressantes que sa période de captivité. Il donna son accord et participe comme conseiller technique à la série, fera même de la figuration sur 3 épisodes (épisodes 16, 23 et 30).

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L’histoire de la série sera portée sur l’humour plutôt que les faits d’armes, souvent déformés d’ailleurs mais ce n’est qu’une série TV. Autour de Robert Conrad des acteurs charismatiques ont participé eux aussi au succès de la série, certains d’entres eux connaîtront un avenir cathodique grâce notamment à J. Cannell.

Chacun a son image propre telle que le dragueur, le bagarreur de service, le 1er de la classe ou monsieur bavure.

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Larry Manetti et John Laroquette

Aux USA, la 1ere saison fut appelée : Baa Baa Black Sheep, puis Black Sheep Squadron. La première diffusion fut sur NBC en 1976. en France elle débarque sous le nom « Les têtes brûlées » le 27 mars 1977 sur Antenne 2. (source WikiPedia )

Le groupe passe son temps à boire, tricher, magouiller, boire, draguer, boire, se battre, tourner en ridicule un colonel, et de temps en temps prendre une cuite. Mais comme l’a souvent démontré l’esprit américain au sein des films ou des séries, on nous montre une équipe soudée et faisant face au danger sous la coupe de Boyington, scout toujours pourrait être leur devise.

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Même si la série reste politiquement correcte, on voit cette bande de joyeux drilles se jouer de la hiérarchie dès qu’ils peuvent si cela sert leurs intérêts, toujours prêt à soutenir Boyington dans les coups durs car il a gagné leur respect. Idem pour Boyington qui se bat régulièrement avec le Colonel Lard mais respecte le Général Moore qui parle son langage.

En fait Vella Lavella ainsi que Espirutu Santo sont devenues Vella La Cava et Espiritos Marcos pour raison juridique.

Au départ le pilote de la série s’appelait « The flying misfits » (les désaxés volants). c’est lors de la transformation en série commandée par NBC qu’elle devient « Baa Baa Black Sheep »

Des documents d’archives agrémentant les scènes de combat donne le petit plus qui plonge le spectateur dans l’histoire au sens propre comme au figuré. Les Corsairs étaient loués et participèrent aux prises de vue, ce qui était un must pour l’époque. L’anecdote : les zeros provenaient du film de guerre « Tora Tora Tora ». L’essentiel du tournage s’est effectué aux USA près de Los Angeles (à Castaic).

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Dan MacPherson devant un des Corsairs de la série à l’aéroport de Indian Dunes

Malgré que la série ne tourne pas autour de ces combats, la production décide de mettre plus en avant les qualités charnelles, euh, humaines pour la 2eme saison et ouvre un hôpital sous le commandement du capitaine Dottie Dixon, donnant ainsi une extension romantique au fil des épisodes. Cela ne suffira pas et il n’y aura jamais de 3eme saison au désespoir de nombreux fans.

Sur certains sites, on apprend que c’est Robert Conrad qui avait insisté (très grande star de l’époque) pour que soit tournée une 2eme saison, est ce vrai ? qui sait … D’après serietheque.com Charles Bronson aurait refusé le role de Boyington.

Le générique de la série fut réalisé par Mike Post et Pete Carpenter et deviendra culte. Souvent les épisodes démarraient par les actualités Universal pour cadrer l’histoire.

La série est encore diffusée régulièrement en Europe et atteint toujours de bons résultats en audience.

Titre original de la série aux USA : The Black Sheep Squadron
Titre traduit pour la France : Les Têtes Brûlées.
Durée de la série : 2 ans, de 1976 à 1978
Producteur : Stephen J. Cannell
Musique : Pete Carpenter et Mike Post
Nombre d’épisodes : 1 pilote de 120 minutes – 35 épisodes d’environ 45 minutes
1ere diffusion aux USA : 21/09/1976
1ere diffusion en France : 27/03/1977

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11épisodes 11 épisodes 13 épisodes

Première saison 1976-77 (Coffrets 1 et 2)

  1. Pilote de 120 mn : Les têtes brulées / BAA BAA BLACK SHEEP
  2. Un avion pour deux / BEST THREE OUT OF FIRE
  3. Le couteau dans la plaie / DEVIL IN THE SLOT
  4. Le réprouvé / HIGH JINX
  5. Le prisonnier de guerre / PRISONER OF WAR
  6. Porté disparu / PRESUMED DEAD
  7. Un drôle de cirque / MEATBALL CIRCUS
  8. Stratagème / UP FOR GRABS
  9. Candidat au suicide / ANYONE FOR SUICIDE ?
  10. Le commando / NEW GEORGIA ON MY MIND
  11. Triangle infernal / LOVE AND WAR
  12. Hollywood s’en va-t-en guerre / WAR BIZ WARRIOR
  13. Objectif Rabaul / DEADLIEST ENEMY OF ALL (part 1)
  14. Objectif Rabaul / DEADLIEST ENEMY OF ALL (part 2)
  15. La promotion / THE 200 POUND GORILLA
  16. Cinq pour un As / FIVE THE HARD WAY
  17. Dernière mission à Sengai / LAST MISSION OVER SENGAI
  18. Le massacre de Fort Apache / TROUBLE AT FORT APACHE
  19. Les Orphelins / POOR LITTLE LAMPS
  20. Ces Dames s’en vont en guerre / W.A.S.P
  21. Hutch / LAST ONE FOR HUTCH
  22. Le duel / THE FASTEST GUN

Deuxième saison 1977-78 (Coffret 3)

  1. 23 : La prière de l’Irlandais / DIVINE WIND
  2. 24 : Opération radar / THE CAT’S WHISKERS
  3. 25 : Alerte au faucon / THE HAWK FLIES ON SUNDAY
  4. 26 : Les loups dans la Bergerie / WOLVES IN THE SHEEP PEN
  5. 27 : L’examen / OPERATION STAND-DOWN
  6. 28 : Organisation / TEN’LL GET YOU FIVE
  7. 29 : La petite guerre / SMALL WAR
  8. 30 : Le fruit défendu / FORBIDDEN FRUIT
  9. 31 : Les anges combattants / FIGHTING ANGELS
  10. 32 : L’invulnérable / THE ICEMAN
  11. 33 : Le prisonnier de sa gloire / HOT SHOT
  12. 34 : Un spectacle de génie / THE SHOW MUST GO ON… SOMETIMES
  13. 35 : Les grosses têtes brûlées / SHEEP IN THE LINELIGHT
  14. 36 : Secours en mer / A LITTLE BIT OF ENGLAND

 

Suite au msg sur le forum de philippe, j’ai entamé qques fouilles et j’ai trouvé sur aviatechno.free.fr ces informations tirées du livre Les Tetes Brulées de Didier LIARDET & Jean-Philippe LIARDET (edit 2014: j’aurai du marquer la date de cette modif hi)

La majeur partie du tournage se déroula sur l’aérodrome d’Indian Dunes, au nord de Los Angeles, qui fut réaménagé pour la circonstance. Les nombreuses vues aériennes, avec des paysages de campagne et de jungle, et le survol d’îles, ont été également tournées en Californie, dans une région nommée Channels Islands of Ventura.

Le réalisateur de la seconde équipe, James W. Gavin, détenait tous les permis liés à l’administration de l’aviation fédérale, ce qui lui permit d’obtenir certaines facilités pour le tournage.

Les pilotes des différents appareils s’appelaient Frank Tallman, Junior Burchinal, Tom Friedkin, Glen Riley, John Schaffausen, Tom Mooney et Gérald Martin, auxquels se joignirent Steve Hinton et Jim Maloney.

Sept Corsairs furent utilisés pour le tournage ainsi que quatre chasseurs japonais Zero. Malgré leur ancienneté et les contraintes du tournage, ces appareils se comportèrent remarquablement bien lors des prises de vues aériennes. Une heure de maintenance était nécessaire pour permettre une autonomie de vol de trois à cinq heures, un laps de temps suffisant pour la réalisation d’un grand nombre de prises de vues.

Signalons également que les appareils japonais sont ceux qui furent utilisés pour le tournage du film Tora Tora Tora, une coproduction américano-japonaise réalisée par Richard Fleischer en 1970, dont l’histoire est centrée sur l’attaque de Pearl Harbor. Ces chasseurs appartiennent à la Confederate Air Force , une association américaine qui s’est spécialisée dans la préservation d’anciens appareils militaires depuis près de quarante ans.

Citation :

Type de Corsair Numéro Militaire Numéro Civil Propriétaire
F4U-1A 17799 N83782 Planes of fame
F4U-48 97359 N97359 Tom Friedkin
F4U-7 13714 N33714 John Schaf
FG-1D 92106 N6897 David Tallichet
FG-1D 92132 N34666 David Tallichet
FG-1D 92529 N62290 John Stokes
FG-1D 92433 N3440 I. J. Burchinel

 

Citation :

La guerre du Pacifique occupa une place à part dans le cœur et l’esprit des Américains. Pendant le conflit, l’opinion publique américaine accorda beaucoup plus d’intérêt à l’évolution de la situation sur ce théâtre d’opérations qu’aux événements en Europe. La confrontation entre les deux pays était par ailleurs déjà lancée en temps de paix, avec le fort développement de la marine impériale japonaise et l’implantation de bases puissantes dans les îles prises à l’Allemagne, lors de la première guerre mondiale. L’intervention japonaise en Chine n’avait donc fait qu’envenimer des relations déjà tendues.

L’attaque japonaise contre la base de Pearl Harbor, déclenchée avant une déclaration de guerre trop tardive de quelques heures, renforça le ressentiment américain et l’impression de combattre pour une juste cause. Forte de sa supériorité économique, l’Amérique voulut obtenir une capitulation sans conditions de son adversaire.

Conformément à la stratégie développée lors de très nombreuses séances de «wargaming» avant la guerre, sortes de simulations prospectives, il s’agissait d’abord de gagner du temps et d’user l’adversaire en attendant une montée en puissance irrésistible. L’ampleur des succès initiaux du Japon fut contrebalancée par la large victoire américaine à Midway. Puis, pendant un an et demi, l’élite des forces des deux camps s’affronta dans l’archipel des îles Salomon, autour de Guadalcanal et de Rabaul. Le corps des Marines y joua un rôle déterminant, tant avec ses unités débarquées dans les îles qu’avec ses unités aériennes. Au moment où l’US Navy se retrouvait exsangue avec de lourdes pertes, la présence puis l’offensive américaine dans cette zone obnubila de manière exagérée l’état-major japonais qui, pourtant, disposait parfois d’une supériorité navale manifeste sur son adversaire américain.

Mais c’est dans les cieux que se fit la décision. La marine impériale japonaise perdit dans cette campagne ce qui lui restait de ses meilleurs pilotes. La VMF-214, menée par le major Gregory Boyington, écrivit quelques pages glorieuses de cette éprouvante campagne, avec un tableau de chasse inégalé de quatre-vingt-dix-sept appareils ennemis abattus, dont quatre-vingt-quinze chasseurs, pour la perte d’une dizaine de ses pilotes. Un ennemi fourbe et rusé, une juste cause, des héros, un As charismatique pour chef, tous les ingrédients étaient réunis pour fournir la trame d’une adaptation romancée de l’épopée des «Black Sheep ».

À la lecture de l’autobiographie de Gregory Boyington, le célèbre producteur de télévision Stephen J. Cannell entrevit immédiatement le potentiel dramatique de ces éléments, malgré les difficultés évidentes que pouvait poser une telle adaptation.

Bien que les « séries militaires » n’aient jamais été un genre particulièrement plébiscité par les téléspectateurs américains, l’enthousiasme de la critique envers la série M*A*S*H et son succès d’audience depuis plusieurs années le conforta dans son choix et l’incita à développer le projet d’une adaptation télévisée de cet ouvrage.

Ayant trouvé, en la personne de Robert Conrad, l’interprète idéal pour le rôle principal, Stephen J. Cannell développa, avec son équipe de scénaristes, les bases d’un concept original et audacieux mêlant étroitement un ensemble d’éléments imaginaires à des événements véridiques issus de la période historique concernée.

Il ne s’agissait sans doute pas seulement, à l’origine, de concevoir une véritable transposition à l’écran de la vie de Gregory Boyington, ni de relater les aventures qu’il avait vécues avec les pilotes de son ancienne escadrille de chasse. Au sein des limites imposées par la reconstitution de ce contexte historique, la série s’attacha aussi, au fil des épisodes, à présenter en filigrane et de manière romancée les principaux traumatismes liés à la guerre et leurs conséquences sur les hommes qui y sont confrontés quotidiennement.

Cette libre transposition, par la richesse de sa thématique et la qualité de son interprétation, fait ainsi cohabiter une certaine gravité de ton et un humour omniprésent qui l’emporte bien souvent sur le côté dramatique des situations présentées. On y retrouve cependant les fondements d’un univers en perpétuelle évolution autour de personnages principaux très charismatiques. Cette orientation fut d’ailleurs approuvée par Gregory Boyington lui-même, ce qui ne fut pas le cas des pilotes survivants de l’escadrille qui s’insurgèrent contre cette libre transposition.

En dépit d’une audience convenable, les dirigeants de la chaîne NBC décidèrent de supprimer la série de la grille de leurs programmes au terme de la première saison. Cette décision, aussi inattendue qu’injustifiée, résultait sans doute des fortes pressions subies par les responsables de la chaîne dans une période troublée faisant suite à la guerre du Viêt-nam. Ceux-ci déclarèrent que la série véhiculait une image beaucoup trop complaisante de la violence en raison des combats, pourtant très aseptisés, montrés à l’écran, et de l’utilisation de nombreuses images d’archives de la seconde guerre mondiale.

La série revint néanmoins à l’antenne l’année suivante, pour une demi-saison supplémentaire dans l’ensemble moins satisfaisante, avant d’être définitivement annulée. Elle fut, dès lors, distribuée à travers le monde et notamment en France où, très populaire depuis plus de vingt ans, elle n’a jamais cessé d’être rediffusée.

Malgré un certain manque de crédibilité historique et un budget relativement réduit ayant sans doute limité l’ambition de ses concepteurs, Les têtes brûlées demeure une série distrayante, riche en connotations pédagogiques et historiques, dont l’originalité de son concept la distingue sensiblement des autres productions du genre.

Dotée d’un superbe thème musical et d’un montage spécifique intégrant des images d’archives souvent très spectaculaires, elle bénéficie d’une remarquable interprétation et parvient à séduire de nouveaux téléspectateurs à chaque nouvelle diffusion. Longtemps et injustement mésestimée par la critique, elle mérite bien, aujourd’hui, d’être réhabilitée.

 

Quelques photos de la série :

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5 Commentaires sur “La série

  1. Je suis content d’avoir trouvé >cette information officielils ont donné ! <.

  2. bonjour, merci pour ce site ou je retrouve la série dont j’etais fan étant ado.Je me demandais ce que signifie les lettres VMF 214.Pouvez vous m’éclairer? merci.cordialement

    • Bonjour
      Marine Fighter Squadron (VMF), le F etant Fighter, devenu VMA (A = Attack) en 57 ou 58, je ne suis pas sûr de la date exacte.
      Parcontre pourquoi un V alors que c’est Squadron je ne percute pas à froid, je regarderai sur google parce que ça m’intrigue en fait

  3. bonjour,
    à propos de la désignation VMF. Dans l’USMC (corps des marines) le V désigne les aéronefs plus lourd que l’air, le Z les plus léger (les ballons étaient encore largement utilisés au début de la guerre) ensuite « M » pour « Marines » et « F » pour Fighter (SB » = Scout Bombing; « TB » = Torpedo Bombing; « O » = Observation; « J » = Transport & Photographie). Si l’escadrille était dédié aux opérations nocturnes, un (N) était ajouté après. Le VMF 214 n’a été commandé par boyington que de septembre à décembre 1943. Cette unité à fait partie des dernières à être convertie du F4F Wildcat au F4U Corsair. Voilà , c’est tout.
    Salutations

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