info sur la série

Posté le 22/1/2007 18:11:37

Suite au msg sur le forum de philippe, j’ai entamé qques fouilles et j’ai trouvé sur aviatechno.free.fr ces informations tirées du livre Les Tetes Brulées de Didier LIARDET & Jean-Philippe LIARDET

La majeur partie du tournage se déroula sur l’aérodrome d’Indian Dunes, au nord de Los Angeles, qui fut réaménagé pour la circonstance. Les nombreuses vues aériennes, avec des paysages de campagne et de jungle, et le survol d’îles, ont été également tournées en Californie, dans une région nommée Channels Islands of Ventura. Le réalisateur de la seconde équipe, James W. Gavin, détenait tous les permis liés à l’administration de l’aviation fédérale, ce qui lui permit d’obtenir certaines facilités pour le tournage. Les pilotes des différents appareils s’appelaient Frank Tallman, Junior Burchinal, Tom Friedkin, Glen Riley, John Schaffausen, Tom Mooney et Gérald Martin, auxquels se joignirent Steve Hinton et Jim Maloney.

Sept Corsair furent utilisés pour le tournage ainsi que quatre chasseurs japonais Zero. Malgré leur ancienneté et les contraintes du tournage, ces appareils se comportèrent remarquablement bien lors des prises de vues aériennes. Une heure de maintenance était nécessaire pour permettre une autonomie de vol de trois à cinq heures, un laps de temps suffisant pour la réalisation d’un grand nombre de prises de vues. Signalons également que les appareils japonais sont ceux qui furent utilisés pour le tournage du film Tora Tora Tora, une coproduction américano-japonaise réalisée par Richard Fleischer en 1970, dont l’histoire est centrée sur l’attaque de Pearl Harbor. Ces chasseurs appartiennent à la Confederate Air Force , une association américaine qui s’est spécialisée dans la préservation d’anciens appareils militaires depuis près de quarante ans.

Citation :

Type de
Corsair Numéro Militaire Numéro Civil Propriétaire
F4U-1A 17799 N83782 Planes of fame
F4U-48 97359 N97359 Tom Friedkin
F4U-7 13714 N33714 John Schaf
FG-1D 92106 N6897 David Tallichet
FG-1D 92132 N34666 David Tallichet
FG-1D 92529 N62290 John Stokes
FG-1D 92433 N3440 I. J. Burchinel

Citation :

La guerre du Pacifique occupa une place à part dans le cœur et l’esprit des Américains. Pendant le conflit, l’opinion publique américaine accorda beaucoup plus d’intérêt à l’évolution de la situation sur ce théâtre d’opérations qu’aux événements en Europe. La confrontation entre les deux pays était par ailleurs déjà lancée en temps de paix, avec le fort développement de la marine impériale japonaise et l’implantation de bases puissantes dans les îles prises à l’Allemagne, lors de la première guerre mondiale. L’intervention japonaise en Chine n’avait donc fait qu’envenimer des relations déjà tendues.

L’attaque japonaise contre la base de Pearl Harbor, déclenchée avant une déclaration de guerre trop tardive de quelques heures, renforça le ressentiment américain et l’impression de combattre pour une juste cause. Forte de sa supériorité économique, l’Amérique voulut obtenir une capitulation sans conditions de son adversaire.

Conformément à la stratégie développée lors de très nombreuses séances de «wargaming» avant la guerre, sortes de simulations prospectives, il s’agissait d’abord de gagner du temps et d’user l’adversaire en attendant une montée en puissance irrésistible. L’ampleur des succès initiaux du Japon fut contrebalancée par la large victoire américaine à Midway. Puis, pendant un an et demi, l’élite des forces des deux camps s’affronta dans l’archipel des îles Salomon, autour de Guadalcanal et de Rabaul. Le corps des Marines y joua un rôle déterminant, tant avec ses unités débarquées dans les îles qu’avec ses unités aériennes. Au moment où l’US Navy se retrouvait exsangue avec de lourdes pertes, la présence puis l’offensive américaine dans cette zone obnubila de manière exagérée l’état-major japonais qui, pourtant, disposait parfois d’une supériorité navale manifeste sur son adversaire américain.

Mais c’est dans les cieux que se fit la décision. La marine impériale japonaise perdit dans cette campagne ce qui lui restait de ses meilleurs pilotes. La VMF-214, menée par le major Gregory Boyington, écrivit quelques pages glorieuses de cette éprouvante campagne, avec un tableau de chasse inégalé de quatre-vingt-dix-sept appareils ennemis abattus, dont quatre-vingt-quinze chasseurs, pour la perte d’une dizaine de ses pilotes. Un ennemi fourbe et rusé, une juste cause, des héros, un As charismatique pour chef, tous les ingrédients étaient réunis pour fournir la trame d’une adaptation romancée de l’épopée des «Black Sheep ».

À la lecture de l’autobiographie de Gregory Boyington, le célèbre producteur de télévision Stephen J. Cannell entrevit immédiatement le potentiel dramatique de ces éléments, malgré les difficultés évidentes que pouvait poser une telle adaptation.

Bien que les « séries militaires » n’aient jamais été un genre particulièrement plébiscité par les téléspectateurs américains, l’enthousiasme de la critique envers la série M*A*S*H et son succès d’audience depuis plusieurs années le conforta dans son choix et l’incita à développer le projet d’une adaptation télévisée de cet ouvrage.

Ayant trouvé, en la personne de Robert Conrad, l’interprète idéal pour le rôle principal, Stephen J. Cannell développa, avec son équipe de scénaristes, les bases d’un concept original et audacieux mêlant étroitement un ensemble d’éléments imaginaires à des événements véridiques issus de la période historique concernée.

Il ne s’agissait sans doute pas seulement, à l’origine, de concevoir une véritable transposition à l’écran de la vie de Gregory Boyington, ni de relater les aventures qu’il avait vécues avec les pilotes de son ancienne escadrille de chasse. Au sein des limites imposées par la reconstitution de ce contexte historique, la série s’attacha aussi, au fil des épisodes, à présenter en filigrane et de manière romancée les principaux traumatismes liés à la guerre et leurs conséquences sur les hommes qui y sont confrontés quotidiennement.

Cette libre transposition, par la richesse de sa thématique et la qualité de son interprétation, fait ainsi cohabiter une certaine gravité de ton et un humour omniprésent qui l’emporte bien souvent sur le côté dramatique des situations présentées. On y retrouve cependant les fondements d’un univers en perpétuelle évolution autour de personnages principaux très charismatiques. Cette orientation fut d’ailleurs approuvée par Gregory Boyington lui-même, ce qui ne fut pas le cas des pilotes survivants de l’escadrille qui s’insurgèrent contre cette libre transposition.

En dépit d’une audience convenable, les dirigeants de la chaîne NBC décidèrent de supprimer la série de la grille de leurs programmes au terme de la première saison. Cette décision, aussi inattendue qu’injustifiée, résultait sans doute des fortes pressions subies par les responsables de la chaîne dans une période troublée faisant suite à la guerre du Viêt-nam. Ceux-ci déclarèrent que la série véhiculait une image beaucoup trop complaisante de la violence en raison des combats, pourtant très aseptisés, montrés à l’écran, et de l’utilisation de nombreuses images d’archives de la seconde guerre mondiale.

La série revint néanmoins à l’antenne l’année suivante, pour une demi-saison supplémentaire dans l’ensemble moins satisfaisante, avant d’être définitivement annulée. Elle fut, dès lors, distribuée à travers le monde et notamment en France où, très populaire depuis plus de vingt ans, elle n’a jamais cessé d’être rediffusée.

Malgré un certain manque de crédibilité historique et un budget relativement réduit ayant sans doute limité l’ambition de ses concepteurs, Les têtes brûlées demeure une série distrayante, riche en connotations pédagogiques et historiques, dont l’originalité de son concept la distingue sensiblement des autres productions du genre.

Dotée d’un superbe thème musical et d’un montage spécifique intégrant des images d’archives souvent très spectaculaires, elle bénéficie d’une remarquable interprétation et parvient à séduire de nouveaux téléspectateurs à chaque nouvelle diffusion. Longtemps et injustement mésestimée par la critique, elle mérite bien, aujourd’hui, d’être réhabilitée.

La suite bien sûr à lire dans leur livre  

 

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